Un signalement ne se facture pas
Commençons par ce qui est simple : transmettre une affirmation virale à la rédaction n'a pas de prix. Vous nous écrivez, vous joignez le lien, la capture d'écran ou le message reçu, et vous indiquez où vous l'avez vu. Personne ne vous demande de payer pour que votre signalement soit lu. Je le précise d'emblée, parce que la question revient souvent dans les messages que nous recevons ces semaines, avec la rentrée et les premières campagnes de l'automne qui font circuler beaucoup de contenus.
Cela ne veut pas dire que le travail est gratuit pour nous. Chaque affirmation retenue mobilise du temps de lecture, de recherche et de vérification, et ce temps a un coût que la rédaction finance autrement, par ses services payants et non par ceux qui signalent. Le signalement reste donc ouvert à tous, sans condition ni contrepartie.
Il faut aussi dire que signaler ne garantit pas une publication. Nous choisissons les affirmations selon leur portée, leur diffusion et la possibilité réelle de les vérifier avec des sources accessibles. Un signalement non retenu n'est pas jugé sans valeur, il peut simplement attendre ou rejoindre un autre dossier.
Cette gratuité repose sur une séparation nette : l'examen éditorial d'une affirmation d'intérêt public n'est jamais vendu, et personne ne peut acheter une conclusion ni accélérer une vérification en payant. Ce principe protège la crédibilité de ce que nous publions, et il explique pourquoi nous gardons les offres payantes dans un espace distinct, décrit sur la page des tarifs.
- Signaler est ouvert à toute personne, sans inscription payante
- Payer n'influence ni le choix ni la conclusion d'une vérification
- Un signalement non retenu reste conservé pour d'éventuels recoupements
Où le coût apparaît vraiment
Le coût apparaît lorsque quelqu'un souhaite un examen sur mesure de son propre dossier, au-delà de ce que la rédaction traite d'elle-même. Dans ce cas, il ne s'agit plus d'un signalement à la communauté mais d'une demande de travail, et nous l'abordons comme telle, avec une discussion préalable sur ce qui est attendu, ce qui est possible et ce qui ne le sera pas.
Je distingue pour cela deux situations. Dans la première, vous nous alertez sur une publication qui circule largement et qui concerne beaucoup de monde : c'est du ressort de la rédaction. Dans la seconde, vous voulez qu'on examine en détail une campagne précise, un message reçu dans votre association ou une série de publications qui vous préoccupent personnellement : c'est un travail à part, qui peut relever d'une consultation ou d'un audit.
Cette frontière n'est pas toujours évidente, et nous ne vous demandons pas de la tracer seul. Lorsque vous nous écrivez, nous vous disons honnêtement dans quelle catégorie tombe votre demande, avant toute facturation et sans engagement de votre part.
Si la demande relève d'un service payant, nous vous l'écrivons clairement, avec ce qui est inclus. Rien n'est facturé sans votre accord écrit préalable, et le détail des montants figure sur la page des tarifs. Nous préférons cette transparence à une estimation approximative donnée de vive voix, qui laisserait place aux malentendus.
- Alerte d'intérêt général : traitée par la rédaction, sans frais
- Dossier personnel ou propre à une organisation : discussion préalable
- Aucune facturation sans accord écrit de votre part
Les éléments qui font peser le prix
Plusieurs facteurs déterminent le temps nécessaire, donc le prix d'un examen. Le premier est le nombre d'affirmations : vérifier une phrase isolée n'a rien de comparable avec le démontage d'un fil de vingt messages qui s'appuient les uns sur les autres. Le deuxième est l'état des sources. Un lien direct vers un document officiel se contrôle vite ; une capture d'écran sans origine connue oblige à remonter une chaîne de partages.
Le troisième facteur tient au type de contenu. Un texte se recoupe avec des sources écrites, alors qu'une image ou une vidéo suspectée de manipulation demande une analyse technique que Julien Perrenoud mène avec soin, et qui prend davantage de temps. La langue compte aussi : un contenu dans une langue que nous maîtrisons moins nécessite un relecteur supplémentaire.
Enfin, la rapidité attendue pèse sur le travail. Un examen demandé dans l'urgence bouscule le calendrier de la rédaction, alors qu'un dossier que nous pouvons traiter à notre rythme reste plus simple à organiser. Nous ne promettons pas de résultat, seulement un travail mené avec la même rigueur quel que soit le délai.
Ces facteurs s'additionnent rarement de façon spectaculaire. Le plus souvent, un dossier ordinaire combine peu d'affirmations, des sources lisibles et un contenu textuel, et son coût reste modeste. C'est pourquoi nous préférons regarder votre matériel avant de nous prononcer, plutôt que d'annoncer un tarif sans l'avoir vu.
- Nombre d'affirmations à examiner et liens qui les unissent
- Qualité des sources : document direct ou capture sans origine
- Texte, image ou vidéo : l'analyse technique prend plus de temps
- Délai souhaité et langue du contenu
Ce que vous pouvez préparer pour limiter le travail
Une bonne partie du temps passé sur un dossier se joue avant que nous l'ouvrions. Plus votre envoi est complet et ordonné, moins nous passons d'heures à reconstituer le contexte. Conservez le lien d'origine plutôt qu'une simple capture, notez la date et la plateforme où vous avez vu la publication, et indiquez qui vous l'a transmise si elle est arrivée par message privé.
Pensez aussi à préciser ce qui vous inquiète précisément. Une affirmation peut contenir plusieurs éléments, et savoir lequel vous importe nous évite de tout examiner à égalité. Si vous disposez déjà de documents liés au sujet, un courrier, un communiqué, une page officielle, joignez-les : ils servent de point de départ.
Un envoi mal documenté n'est pas refusé pour autant. Nous le lisons, nous vous disons ce qui manque et nous vous aidons à le compléter. Cette étape reste sans frais lorsqu'elle se limite à clarifier votre demande, avant que commence un travail facturé.
Cette préparation a un double effet : elle réduit le temps nécessaire, donc le prix éventuel, et elle améliore la qualité de ce que nous pouvons vous répondre. Beaucoup de personnes la jugent d'abord fastidieuse, puis s'aperçoivent qu'elle leur a permis de mieux comprendre elles-mêmes ce qu'elles avaient reçu et pourquoi cela les troublait.
- Le lien d'origine, pas seulement une capture d'écran
- La date, la plateforme et la personne qui vous l'a transmis
- Les documents déjà en votre possession sur le sujet
- La question précise qui vous préoccupe
Comment se déroule la demande et le paiement
Lorsque votre demande relève d'un service payant, la marche à suivre est la même dans tous les cas. Vous nous écrivez par le formulaire de la page de contact en décrivant votre dossier. Nous répondons par écrit, en confirmant ce que le service comprend, à qui il s'adresse et le montant en francs suisses. Rien ne se paie en ligne sur le site : il n'y a ni panier ni paiement par carte.
Une fois le service confirmé par écrit, nous établissons une facture, que vous réglez par virement bancaire. Le travail commence selon ce qui a été convenu dans la confirmation. Si vous changez d'avis ou si la demande évolue, les conditions d'annulation et de remboursement figurent dans la politique de paiement et de remboursement, que nous vous invitons à lire avant de confirmer.
Nous tenons à ce que ce soit prévisible. Vous savez ce que vous achetez, à quel prix et selon quel déroulement, avant d'engager quoi que ce soit.
Je le dis sans détour : ces services financent en partie le travail éditorial ouvert à tous. Cela ne leur donne aucune prise sur nos conclusions, qui suivent les preuves réunies et les réponses des personnes concernées, et rien d'autre. Si vous hésitez entre plusieurs formules, écrivez-nous : nous vous indiquerons simplement laquelle correspond le mieux à votre dossier, même si c'est la moins chère.
- Demande par le formulaire de la page de contact
- Confirmation écrite avec contenu et montant en CHF
- Facture réglée par virement bancaire
- Annulation et remboursement selon la politique dédiée
Signaler une affirmation reste gratuit, et le prix n'apparaît que lorsque vous demandez un examen sur mesure de votre propre dossier. Il dépend surtout du nombre d'affirmations, de l'état des sources, du type de contenu et du délai souhaité. Préparer votre envoi réduit le travail et clarifie la question. Écrivez-nous avec ce que vous avez : nous vous dirons honnêtement ce qui relève de la rédaction et ce qui relève d'un service payant.
